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L'humour de l'art : Duchamp, Allais, Satie, trois artistes normands

Marcel Duchamp, immense provocateur, maniant l'humour subversif - qu'il revendique «philosophique» -, pratique sur le mode inframince l'ironie d'indifférence ou affectionne, dès ses premiers dessins de presse, les calembours douteux et les contrepèteries affligeantes. À dater du jour où il assiste, en 1912, au spectacle d'Impressions d'Afrique de Raymond Roussel, il décide en effet de ne plus rien écrire «qui ne fût accéléré par le grain de sel de l'ironie».

L'humour dans l'oeuvre d'Alphonse Allais permet de comprendre comment, par des traits formels tels que la discontinuité et la crise de la représentation, ce directeur de l'école fumiste s'inscrit dans le prolongement du symbolisme, mais annonce à la fois les décalages et l'absurde surréalistes.

L'humour réside dans l'oeuvre de Satie, tant au niveau des titres saugrenus que des paratextes insérés à même les partitions. Alphonse Allais disait de l'auteur des Embryons desséchés (pour piano) : «Un musicien ogival et gymnopédique, que j'appelais – j'ai tant d'esprit ! – Esotérik Satie.»

Par Evelyne Toussaint, enseignante-chercheuse en histoire et théorie de l'art contemporain à Aix-Marseille Université ; Émilie Yaouanq, enseignante, docteur en littérature comparée ; Pierre Albert Castanet, compositeur et musicologue, enseignant-chercheur à l’université de Rouen, laboratoire GRHIS

L'Université de Toutes Les Cultures (UTLC)
Date de l'événement : le 11 février 2015 à 14h.
Lieu : École supérieure du Professorat et de l'Éducation
2 rue du Tronquet, 76130 Mont-Saint-Aignan Amphi 250


L'art a-t-il une odeur ?

BÂLE – Dans l'art du passé, impossible d'évoquer les odeurs autrement qu'en peinture : images de victuailles fraîches, de gibier pourrissant ou de bergère humant une fleur. L'art contemporain, avec ses installations, son recours à la technologie, a permis l'intrusion de ce sens dans nos émotions artistiques. Après les premières tentatives dada et surréalistes (la Belle Haleine de Marcel Duchamp et Man Ray), la pratique s'est complexifiée. De la Merda d'artista de Piero Manzoni (soigneusement scellée dans une boîte de conserve mais que des curieux millionnaires pourront toujours ouvrir un jour) aux oeuvres de Dieter Roth, imprégnées d'urine et de pudding, on en est arrivé aux suspensions remplies d'épices d'Ernesto Neto ou aux vidéos de Bill Viola projetées dans une vapeur d'eucalyptus. L'exposition dresse un état des lieux, parfois dérangeant puisqu'il convoque l'intime ou l'insoutenable (l'évocation des chambres à gaz).

Belle haleine, l'odeur de l'art, au musée Tinguely, du 11 février au 17 mai 2015.

En savoir plus

ArtAujourdhui.Hebdo n° 375