Le mouvement DadaMarcel Duchamp
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Marcel Duchamp 1887-1968
Man Ray - Portraits de Marcel Duchamp (1924)Pour visionner un grand nombre de vidéos sur Duchamp, voirCinéma, musique dadaNul peut-être n'aura été moins dadaïste -- membre d'un mouvement -- et plus dada -- incarnation d'un état d'esprit -- que Marcel Duchamp. Alors que pour beaucoup l'explosion dadaïste et sur-réaliste a été l'élément catalyseur d'une découverte -- je pense aux animateurs de Littérature --, pour tant d'autres l'aubaine qui leur aura donné à bon compte la vie littéraire, il est évident qu'à travers Dada et le surréalisme Duchamp est resté lui-même. Son évolution intérieure, commencée dès avant le cubisme, ne porte la marque d'aucune influence connue. Il trouve rassemblés en lui les éléments constitutifs de la révolte dadaïste à l'état pur, c'est-à-dire l'absence totale de principes et de préjugés, la liberté de construire ou de détruire dans le plus total désintéressement, tout étant d'ailleurs égal et permis : « Il n'y a pas de solution, dit Duchamp, parce qu'il n'y a pas de problème. » Ce sens aussi de l' « umour », cette affection pour les calembours qui sont toujours comme le contrepoint visible d'une architecture inexprimée, ce désir de se formuler en sentences dépourvues de tout lyrisme ou en contrepèteries qui savent si bien transcender le comique. « Mon ironie, dit encore Duchamp, est celle de l'indifférence : méta-ironie. » Michel SanouilletPenser le monde aujourd'hui avec Marcel Duchamp...On remarquera l'absence d'émotion ; un léger sourire amusé mais pas de rire, pas d'humour ni d'ironie ; une sorte de désinvolture sérieuse, sûre de son fait ; pas de propos moqueurs ou cyniques non plus, même si le discours de Duchamp sur ses Ready-made demeure bel et bien, et ce depuis plus de soixante ans (à l'heure où cet entretien est filmé), une attaque frontale des catégories de l'art à propos desquelles chaque parole de Duchamp exprime le rejet systématique ; soixante années d'une provocation bien maîtrisée, sans haine ni fracas, d'une radicalité d'une bonhomie surprenante - sorte de degré supérieur de la sagesse chez les prévaricateurs de l'Art ? -, qui doit bien malgré tout cacher quelques aspérités de l'âme, dans une fausse distanciation et un détachement feint très certainement symptomatique d'un rapport au monde, et ce dès 1913 - dès les premiers Ready-made -, d'une émotivité explosive... même si l'explosion n'arrivera jamais, ni de sa vie passée ni des quelques mois qu'il lui reste à vivre - nous sommes en 1967. Né dans l'Art, tombé dans la peinture et la sculpture dès sa naissance grands-parents, frères, soeurs sculpteurs et peintres -, et bien qu(il ait échoué au concours d'entrée des Beaux Arts de Paris, Marcel Duchamp hésitera très tôt entre deux carrières : humoriste ou peintre jusqu'au jour où... Mais... laissons la parole à Marcel Duchamp à propos de son tableau Nu descendant un escalier : « Je l'avais envoyé aux Indépendants de Paris en février 1912, mais mes amis artistes ne l'aimèrent pas. » L'article 1 du statut de l'association Les Indépendants dispose que l'objet de la Société des artistes indépendants - fondée sur le principe de l'abolition des jurys d'admission - est de permettre aux artistes de présenter leurs oeuvres au jugement du public en toute liberté. Si dans cette oeuvre « il y avait plus à comprendre qu'à contempler » l'entourage supposément «révolutionnaire» de Duchamp, composé d'artistes cubistes, refusa ce nu ainsi que son titre au prétexte qu'ils n'étaient « pas assez cubistes » à son goût. Sans doute Duchamp ne s'est-il jamais remis de ce refus - il a alors une vingtaine d'années -, car des biographes audacieux ont vu à propos de ce rejet les prémisses d'une sorte de scène primitive, expérience traumatique qui s'avèrera fondatrice d'une vision de l'Art qui du jour au lendemain changea du tout au tout : à compter de ce refus d'un dogmatisme inattendu proche d'un académisme que ce mouvement cubiste était pourtant censé récuser. De toutes leurs brosses de peintres, jamais plus Duchamp ne touchera un pinceau ni un tube de peinture. Et c'est dans un immense éclat de rire... jaune de surcroît, le premier et le dernier rire - il sera tel Buster Keaton, un homme qui ne rit jamais ! -, que Duchamp est devenu Marcel Duchamp alias R. Mutt. Plus de règle, plus de hiérarchie, à compter de ce refus, tout sera de l'Art - une roue, un porte-bouteille, un urinoir -, comprenez : plus rien ne le sera. Renonçant aux catégories de l'Art, au beau, au laid, à la notion même d'oeuvre, dans un travail de sape sans précédent qui en annoncera bien d'autres encore (dans les années soixante dix, des excréments seront exposés comme proposition d'objet de contemplation dûment signé par son auteur et propriétaire) comme autant de tentatives d'enfoncer le clou profond, bien profond... tout en sachant que rien ne lui résisterait ni matière ni aucun entendement... C'est alors que le Ready-made verra le jour (dès 1913 donc ), aube et crépuscule tout à la fois, sitôt ouvert, sitôt fermé car, désormais, le nom de Duchamp sera associé aux détournements d'objets tout faits, sans intérêt visuel de préférence, qu'il choisira pour leur neutralité esthétique : Roue de bicyclette (1913), Porte bouteilles (1914), Fontaine (1917) ; il se contentera de les signer R. Mutt (alias inspiré par les comic strips - sorte de bande dessinée humoristique bon marché vendue alors à des millions d'exemplaires aux USA)... Le Ready-made... « Objet manufacturé promu à la dignité d'objet d'Art par le seul choix de l'artiste » tout en oubliant d'ajouter... et celui des collectionneurs-investisseurs, spéculateurs, critiques d'art, commissaires et autres agents de la scène artistique, se verra doté d'un discours froid, indifférent à l'image de l'objet choisi, sans humour ni ironie, purement théorique, replié sur lui-même et fermé tel un coup de semonce atone : pas de descriptions, pas d'explications ni d'intentions affichées, ni revendications ni dénonciation : « Un ready made ne doit pas être regardé, on prend notion par les yeux qu'il existe, on ne le contemple pas. Le ready made ne peut exister seulement par la mémoire. » Anti-rétinien (Circulez y a rien à voir ! Y a qu'à se souvenir !) des carrières se sont alors bâties autour et sur le nom de Duchamp, à partir de l'interprétation de son non-art et le commentaire de sa non-oeuvre souvent à propos du comment mais plus rarement sur le « pourquoi » (pourquoi a-t-il fait cette non-oeuvre-là et pas une autre ?) car si Duchamp a révolutionné la conception de l'art- là où il commence et là où il ne se termine pas ; ni fin ni commencement puisque tout est Art -, il s'est très certainement agi d'une révolution dans laquelle on ne reconnaîtra à l'être humain qu'un droit et qu'un devoir : celui de marcher sur les plates bandes et de pousser mémère dans les orties certes ! mais... tout en prenant soin de marcher droit car dans le cas contraire... Couvrant de ridicule et de quolibets quiconque aurait dans l'idée de célébrer et de défendre quelle que valeur esthétique que ce soit : efforts et travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration, témoin indiscutable d'années de recherche et d'apprentissage solitaires et têtus... au profit d'un un Art de force, de témérité et de victoire qui s'appuie sur une ascèse indéfectible... Si Duchamp donc a mené une réflexion sur la notion d'Art et sur l'esthétique, comme on l'a longtemps prétendu, et aujourd'hui encore, nombreux sont ceux qui s'y sont engouffrés mais... à moindre frais, dans un effort moindre d'une paresse d'une complaisance inouïe, en suiveurs adeptes du "moindre" jusqu'au moins que rien dans un tout qui n'en serait pas davantage, sinon moins encore, trop heureux qu'ils étaient de servir un système d'une finalité tout à l'image des projets de société qui ont été développés après la Seconde guerre mondiale, culminant dans les années 60 avec une société consommatrice de tout et d'un Pop art dont les acteurs de la scène artistique n'ont jamais pu se départir pour le malheur de cette scène, puisque cet art-pop occupe aujourd'hui 80% de la couverture médiatique artistique (art opportuniste qui, tout comme la musique pop mondialisée, trouve sa raison d'être dans le business que l'on peut y faire et seulement dans cette perspective !)... C'est sûr, le pop art doit tout à Duchamp et les fortunes faites lui sont plus que redevables du fait que, par voie de conséquence, tous les jugements ne seront pas seulement suspendus mais tout simplement congédiés : tout le monde aura droit à sa minute non pas de silence mais de tintamarre de reconnaissance, de célébrité et de gloire ! Le mouvement fluxus ne sera pas en reste, sans proposition mais actif, bien décidé à perpétrer l'oeuvre sans oeuvre du maître sans majuscule et simple mortel comme nous tous ici bas... même vu d'en haut. Tour à tour cubiste, futuriste, dada, surréaliste, bénéficiant d'un désert artistique dans un pays neuf et sans art (autre que premier ou primitif des autochtones indiens si tant est qu'il ait été valorisé à cette époque !), continent privé d'histoire de l'Art donc, seuls les Etats-Unis pouvaient très tôt, bien avant les années 20, fêter Duchamp. Mais... qu'à cela ne tienne, malgré les apparences aussi trompeuses qu'elles peuvent l'être quand elles nous dissimulent l'essentiel d'une démarche à la racine de laquelle on trouvera très certainement un désabusement mâtiné de mélancolie, plus rien ne vaut la peine de rien - qui nous parlera du spleen de Duchamp ? -, état dépressif d'un monde pressenti déprimant avant l'heure, comment Duchamp a-t-il pu survivre à un tel refus, même ludique ? Est-ce la célébrité qui a porté Duchamp, une reconnaissance mondiale qui lui a permis d'acheminer son existence, année après année... pour mieux survivre psychiquement (d'autres sombreront très vite dans le non-être à coup d'overdose) à un tel renoncement très tôt dans son existence : « Tout est art » - le renoncement de tous les renoncements pour un artiste : le non choix car alors, tout se vaut. Dépression, tristesse assumée comme un moindre mal... on le serait à moins, c'est sûr, aussi soyons compatissants... que penser d'une société prête à accepter une telle proposition, une société disposée à se tirer une pareille balle dans le pied, du gros calibre en l'occurrence, et dont la détonation n'a pas fini de se faire entendre même si aujourd'hui, essoufflée, cette société a cessé semble-t-il d'en rire ou d'en ricaner préférant tenir des discours très sérieux et posés autour de cet Art qui, après réflexion, n'aurait jamais quitté Duchamp, qui ne s'en serait jamais absenté, même un instant, jusqu'à le célébrer car, finalement, oeuvre il y a, et Art aussi, et pire ou mieux encore : Duchamp est bel et bien et à jamais entré dans l'histoire de l'Art - d'autant plus qu'il n'est plus là pour s'élever contre toutes ces louanges et tous ces discours... Cette société-là est sans aucun doute sur une pente savonneuse... Duchamp, lui, tirera sa révérence sans bruit à l'âge de 81 ans, jeune et beau. Mais alors est-ce que le non-art conserve les non-artistes bien mieux que tous les autres qui revendiquent la poursuite d'une oeuvre ? A la décharge de Duchamp on notera encore une fois l'absence de cynisme et la présence d'une remise en cause radicale proche d'un désespoir aussi profond qu'indéfinissable, sans doute insondable que l'ART seul peut dépasser et transcender même dans la négation - et c'est là le paradoxe -, lui pour qui l'on devait tous faire le deuil de cet Art qui devait mourir parce que Marcel Duchamp en avait décidé ainsi à l'entrée de l'âge adulte qui n'est que l'enfance de l'Art pour tout artiste qui mettra toute une vie à en venir à bout... en vain. Marcel Duchamp nous a donné à comprendre que « Le ready made ne fait rien, il attend la mort, les questions d'art ne l'intéressent plus. » Et aujourd'hui, qu'est-ce qui intéresse nos sociétés ? Quels projets ? Allons donc voir du côté de tous les renoncements dont elles sont aujourd'hui capables, et ce au plus haut niveau de décision de toutes les décisions qui concernent ses millions de membres. Prophète malgré lui mais indifférent, avec Duchamp, ce non-artiste d'une non-oeuvre qui célèbre le non-art ou bien plutôt sa mort, c'est l'humain qui tire sa révérence et qui attend, lui aussi la fin - Oh non ! pas la fin du monde ! -, mais sa fin à lui, sa petite fin à la fois unique et commune à tous, sa petite mort mais immense car il n'en aura pas d'autre... sans projet, à bout de force, résigné, tel un bouchon sur l'eau, sans plus de volonté. Seul le courant sait où il le mène, où il les mène tous, et nous tous avec lui. Duchamp a allumé une mèche dans les années 20, l'étincelle continue son petit bonhomme de chemin... elle se rapproche du baril ; certains pensent qu'il est vide, d'autres plein d'une substance inoffensive même sous le feu et sa chaleur ; d'autres encore redoutent le pire... Pschitt ou boum ? Pile ou face ? Et même si un coup de dés jamais n'abolira le hasard, en attendant, qu'est-ce que l'homme est joueur tout de même ! par Serge ULESKI dans Mediapart le 25 février 2013Marcel DuchampMarcel Duchamp, né le 28 juillet 1887 à Blainville près de Rouen, est un personnage clé du Dadaïsme. Ce sont surtout les ready-mades du peintre, sculpteur et artisan d'objets français qui sont à l'origine de son impulsion artistique ; il peut ainsi montrer l'absurdité de l'art traditionnel, des conventions et de la forme à l'aube du 20e siècle. En 1904, Marcel Duchamp s'installe à Paris et commence à peindre des portraits traditionnels ainsi que des paysages impression-nistes. Tandis que ses frères et sa soeur, respectivement le peintre Jacques Villon, le sculpteur Raymond Duchamp-Villon et l'artiste peintre Suzanne Duchamp, jouissent déjà d'une certaine renommée en tant qu'artistes, Marcel Duchamp gagne sa vie en faisant par exemple des illustrations pour le Courrier français. A partir de 1910, il réalise certaines oeuvres sous l'influence de Paul Cézanne et, inspiré par Georges Braque et Guillaume Apollinaire, il adopte comme modèles le cubisme et le futurisme un an plus tard. Il crée alors des tableaux contenant les différentes phases de déroulement d'un mouvement comparables à la chronophotographie. Indépendamment des mouvements dadaïstes, Marcel Duchamp fait des expériences avec des objets du quotidien fabriqués en série dès 1913, objets qu'il extrait de leur propre contexte et qu'il "élève par son seul choix d'artiste pour lui donner la dignité d'un objet d'art", comme c'est le cas de son célèbre ready-made Roue de bicyclette (1913). Sa distance ironique par rapport au monde des choses et à l'art est moderne, avant-gardiste et scandaleuse, quand il affirme par exemple qu'un urinal déjà utilisé est une oeuvre d'art et qu'il le propose dans le cadre d'un concours (Fontaine). Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Duchamp émigre à New York et y fait la connaissance de Man Ray, Katherine S. Dreier et du couple Arensberg, qui sont ses mécènes et collectionneurs passionnés de son art les plus importants. En 1921, la première et unique édition de la revue New York Dada paraît et a pour éditeurs Marcel Duchamp ainsi que Man Ray. Après plusieurs expériences avec les problèmes cinétiques et appareils optiques, Marcel Duchamp quitte l'Amérique pour se rendre à Paris et se consacre à partir de 1925 presque exclusivement aux échecs (dans ce contexte, le film Dadascope montrant Duchamp et le champion d'échecs Larry Evans faisant une partie dans l'eau apparaît en 1958). En 1941, l'artiste emballe l'intégralité de son oeuvre sous forme de petites répliques dans une boîte appelée La Boîte en valise et est l'initiateur d'une importante exposition surréaliste à New York un an plus tard. A la fin de la guerre, il crée d'autres ready-mades qui influencent fortement l'artisanat d'objets de cette époque. Marcel Duchamp meurt le 2 octobre 1968 à Neuilly-sur-Seine. Dada, au même titre que les théories de Freud ainsi que l'expérience vécue de la Première Guerre mondiale, influencent l'ensemble de son oeuvre exposée aujourd'hui principalement au Philadelphia Museum of Art. Art Directory27 mars 2013 Cent ans après l'exposition majeure dans l'histoire de l'art moderne : l'Armory Show de mars 1913, au-cours de laquelle Marcel Duchamp présenta son Nu descendant l'escalier (1912), la question de l'héritage de l'artiste sur la création contemporaine se pose toujours. Il n'y a aucun doute sur la pertinence de l'influence du créateur des ready-made, ces objets sortis de leur contexte industriel pour en faire des oeuvres d'art à part entière et exposées dans les musées : Roue de bicyclette (1913), Fontaine (1917) c'est à dire le fameux urinoir... Tant cette doctrine de l'appropriation par l'artiste a fait florès : Dada, surréalisme, Pop Art... Au contraire, c'est plutôt la trop grande influence de Duchamp qui pose certaines questions, car là où le bât blesse c'est que le mimétisme dans l'appropriation du banal voire du vide par l'artiste conceptuel contemporain pousse la démonstration jusqu'à un absurde qu'il est impossible de critiquer sans passer pour un réactionnaire. Comme certains observateurs osent le faire remarquer : l'anticonformisme d'il y a un siècle a conduit à un conformisme actuel, et finalement les nouveaux dogmes liés à la provocation crasseuse et au rejet de tout effort manuel de l'artiste, sont devenus les bases d'un nouvel académisme. Imposer un art officiel basé sur une provocation vieille de cent ans n'a plus aucun sens. Cela va même à l'encontre des principes de Marcel Duchamp lui-même (certes, parfois contradictoires) soucieux d'une liberté individuelle quasi anarchiste et qui méprisait le commerce de l'art, alors que la création contemporaine est actuellement dominée par des artistes-financiers calculateurs soumis aux exigences du marché et de la publicité facile. 8 décembre 2012 7 novembre 2012 18 avril 2012 10 avril 2012 |
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Marcel Duchamp est une figure phare de l'art contemporain. Il est généralement rattaché au mouvement Dada, du début du XXème siècle. Cependant son travail ne s’est évidemment pas arrêté là. Il rencontre John Cage en 1941 et l'ouvre à des perspectives dadas comme le hasard, et lui transmet sa passion pour les échecs.
Aujourd'hui, nous nous pencherons sur Reunion, de 1968, qui consiste en une partie d'échecs entre John Cage et Marcel et Teeny Duchamp. Il s'agit de la dernière apparition publique de Marcel Duchamp, ce qui rend la rencontre d'autant plus marquante. Ils ne sont pas les seuls à collaborer sur ce projet, en effet, il y a aussi toute une équipe technique pour ainsi dire, où l'on retrouve d'ailleurs des noms familiers comme celui de David Tudor entre autres qui était chargé de la musique électronique. Teeny et Marcel Duchamp se sont relayés pour jouer contre Cage sur un plateau d'échecs électronique relié à des machines qui produisaient des sons. Chaque mouvement des pièces sur le plateau modifiait la musique, ce qui rend un effet sonore particulier, complètement aléatoire pour ne pas dire hasardeux en d'autres termes, parfaitement dans la lignée de pensée de John Cage et de Marcel Duchamp.




Un critique d'art dénonce la « bulle » Damien Hirst
4 avril 2012 [...] "Associant le requin de Damien Hirst aux readymades, [Julien] Spalding écorne au passage Marcel Duchamp. S'appuyant sur une étude récente entendant prouver que l'urinoir de Duchamp n'était en fait, à l'origine, qu'une oeuvre factice présentée par la baronne féministe Elsa von Freytag-Loringhoven, pour contester la domination masculine sur la société et que Duchamp lui-même ne s'était approprié l'idée que plus tard, il explique que la valeur de Damien Hirst s'effondrera, tout comme s'est effondrée par le passé, selon lui, la valeur d'artistes inspirés par l'« arnaque » de Duchamp." [...]





Article par Alain Cueff dans Le Journal des Arts - n° 100 - 3 mars 2000.
Les Oeuvres de l'artiste Marcel Duchamp
en 15 thèmes + une biographie de M.D. sur WahooArt.com (un site exceptionnel).
Dada without Duchamp / Duchamp without Dada
Un article pertinent et bien documenté du professeur Marjorie Perloff.
Encounter with Marcel Duchamp
Contient une reproduction et une explication d'Étant donnés et les dates importantes de la vie de Duchamp entre autres trésors inédits.
Étant Donné Marcel DuchampPrésentation et sommaire du n° 10 de la revue consacrée à Duchamp et à son ami des dernières années, l'artiste italien Gianfranco Baruchello. Les 300 pages et 372 illustrations souvent inédites fournissent une mine d'informations sur cette période de la vie de Duchamp. Textes en anglais et en français dans une présentation soignée.
Historique interactif animé qui permet d'explorer les idées et les influences à la source de l'art de Duchamp.
Le site incontournable sur Duchamp : explications des oeuvres, reproductions, bibliographie dans une présentation exemplaire.
Biographie, chronologie, esthétique, les ready-made, les oeuvres de Duchamp : Wikibooks
Alain Boton présente succinctement sa thèse, sachant qu'elle repose sur une argumentation très serrée et donc réfutable, contenue dans un ouvrage intitulé Marcel Duchamp par lui-même, ou presque qui justement peine à trouver sa place dans le débat public parce qu'il expose des traits peu glorieux pour l'art moderne.
Lors de la vente de la collection Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé par Christie's les 22-24 et 25 février 2009 à Paris, ce flacon à parfum « Belle Haleine - Eau de Voilette » et son étui en carton signés Marcel Duchamp ont été adjugés 8,913,000 euros (sur une estimation de 1,000,000 à 1,500,000 euros) devant les applaudissements du public.
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Marcel Duchamp a recueuilli les cendres de son cigare dans cette urne au cours du dîner Rrose Sélavy le 15 mai 1965. Cliquer pour voir le menu.
Cette photo a fait la couverture intérieure du 1er numéro de la Revue de l'Association pour l'Etude du Mouvement Dada en octobre 1965. L'urne est un ready-made provoqué qui doit, en principe, contenir les cendres de Marcel Duchamp, tombées sans intermédiaire de sa main à cigare au cours du dîner Rrose Sélavy qui réunissait une trentaine de membres de l'Association autour de Duchamp, le samedi 15 mai 1965, au restaurant Victoria à Paris. Un procès-verbal, attestant le contenu de l'urne lu par le président [Michel Sanouillet] ayant été brûlé dans ladite urne à la demande de Duchamp, on ne peut dire ce qu'elle contenait exactement.
Parmi les assistants se trouvaient, de gauche à droite, Jacques Fraenkel (neveu de Théodore Fraenkel), Marcel Duchamp, Gabrielle Buffet-Picabia et Rodrigo de Zayas (fils de Marius de Zayas).