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Expositions Dada

De Chirico, Max Ernst, Magritte, Balthus.

A look into the invisible.

February 26-July 18, 2010

Palazzo Strozzi, Florence

Cliquer pour voir une vidéo sur l'exposition.


Le Mouvement : du cinéma à l'art cinétique

10 février - 16 mai 2010
Musée Tinguely Paul Sacher-Anlage 1 – 4002 Bâle
Informations : Tél. +41 (0)61 681 93 20. Fax : +41 (0)61 681 93 21

En 1955, du 6 au 30 avril, eut lieu à la galerie Denise René, à Paris, la légendaire exposition Le Mouvement.

Elle posait « couleur, lumière, mouvement et temps » comme les fondements même de ce qu'allait devenir la sculpture cinétique. Le mouvement, en tant que moyen d'expression, faisait le lien entre toutes les oeuvres exposées. L'exposition au musée Tinguely, dans sa première partie, s'est donné pour mission de reconstituer autant que possible cette célèbre manifestation et elle y est parvenue grâce à des prêts hors pair venant aussi bien du Vénézuela que de New York, Paris ou Zurich.

Marcel Duchamp était représenté avec Rotary Demisphere de 1925 (aujourd'hui au MoMA, New York) et Alexander Calder avec des mobiles, oeuvres qui renvoyaient donc aux expériences cinétiques des débuts de l'avant-garde.

Un choix de films des années 1920 à 1950 souligne l'aspect cinématographique du « dessin cinétique ». On verra des rotoreliefs de Duchamp, une série de dessins d'Eggeling sur la Symphonie diagonale, des peintures et des esquisses de Hans Richter à propos de ses films sur le rythme, des photos et photogrammes de Man Ray et Moholy-Nagy, ainsi que des sculptures de Man Ray, Alexander Rodtschenko et Naum Gabo.

© 2010 L'Art Aujourd'hui


Rétrospective Ben

Musée d'Art Contemporain de Lyon

Du 03 mars au 11 juillet 2010

EXPO - La première grande rétrospective consacrée à Ben a démarré mercredi au Musée d'art contemporain de Lyon. Cinquante ans de création, un millier d'oeuvres multi supports se déploient sur 3000 m2, pour composer une exposition stimulante et jouissive, qui fera date. Car « Le strip tease intégral de Ben » révèle un artiste impertinent, profond, précurseur, angoissé, poilant, sincère et attachant, qui tranche avec la seule image d'artiste commercial qu'ont laissé ces centaines de milliers d'agendas, trousses et autres tee-shirts marqués de sa célèbre écriture ronde...

Pour son « strip-tease intégral », Ben joue le jeu à fond. A 75 ans, le playboy niçois déballe tout. Cinquante ans de création, de provocation et de doute. Cinquante ans à « essayer de répondre à des questions » en affirmant, le plus souvent en blanc sur fond noir, tout et son contraire. A signer tout et n'importe quoi : du pipi, la maladie, le mystère ou la mort. A faire des faux (Klein ou Fontana) tout en traquant le vrai. A « montrer que n'importe quel geste quotidien peut être un accident artistique », comme : vomir, extraire une boulette de son nez (et l'envoyer en Italie pour être exposée), ou jeter Dieu à la mer (en fait un caisson marqué Dieu). A regarder son nombril et à s'intéresser aux cultures et langues minoritaires du monde entier. Cinquante ans à mêler l'humour au drame, l'égo au monde, le marketing à l'art et l'art à la vie. Ben l'égocentrique, l'exhibitionniste et l'érotomane – qui est aussi Ben le gentil et le généreux, mais quand même très obsédé sexuel – fait donc son strip tease « avant tout mental ». Il dit être être « un type qui cherche la vérité » pour résumer son oeuvre, marquée par la sincérité et l'immédiateté. Une oeuvre à la fois conceptuelle et populaire, philosophique et triviale.

Parce que « Ben est partout », ses oeuvres se déploient aussi hors de l'exposition. Au restaurant du musée : « qui mange bien, chie bien ». Dans le couloir : « je pisse sur Matisse, je chie sur Giacometti, je fais kaka sur Tzara et Dada ». Dans l'ascenseur : « il ne vous est pas interdit de tourner un film érotique dans cet ascenseur. Imaginez le scénario ».

Le premier étage du musée, confié au commissaire d'exposition John Hendricks, réunit les oeuvres les plus anciennes de Ben, dans une perspective historique. Dès la fin des années 50, sa rencontre avec Yves Klein qui le pousse dans ses écritures, puis celle avec le groupe Fluxus, Ben est incroyablement prolixe et précurseur. « Ouais, mais à l'époque, je ne me prenais pas pour un précurseur ! » s'amuse Ben, visiblement peu à l'aise avec ce type de mises en boîtes muséales : « c'est comme si j'étais mort » dit-il. Alors il a, « laissé faire John, sinon, ça aurait été le foutoir ! ».

Heureusement pour les visiteurs, un joyeux foutoir envahit les deux autres étages du musée, le 3e, consacré aux oeuvres les plus récentes, et le 2e, particulièrement réjouissant. Autour des 4 tonnes de son Bizart Baz'art – en dépôt depuis 2004 au MAC – se déploie toute une série d'installations thématiques débordant de pièces en tout genre, du flipper au vide-poche, des céramiques phalliques aux rangées de poupons en plastique. Parmi elles, la chambre du sex-maniac. C'est là, couché dans son plumard entouré de tableaux « fellation » ou « Passe-moi le beurre chérie» que Ben a accueilli la presse, la veille de l'ouverture au public de l'exposition. Il a fait son Ben. Refait l'histoire de l'art, redit les impasses de l'art contemporain : comment faire du nouveau quand tout a été fait ? « Il était une fois quelqu'un qui cherchait le nouveau et retrouva ses chaussures » raconte un de ses tableaux. A un moment, il s'est interrompu pour regarder tous ces micros et caméras qui pointaient sur lui et lancer : « Vous êtes tous manipulés par la communication ; nous le sommes tous ».

Pour son strip-tease intégral, Ben a joué le jeu à fond. Après les précédents succès des expositions consacrées à Andy Warhol et Keith Harring (respectivement 146 et 168 000 visiteurs), accompagnés d'une communication efficace, le MAC de Lyon s'attend à une nouvelle fréquentation record.

Anne-Caroline JAMBAUD

Ben, « strip tease intégral », jusqu'au 11 juillet 2010 au Musée d'art contemporain de Lyon. 81 quai Charles de Gaulle, Lyon 6e. 04 72 69 17 17. www.mac-lyon.com . Du mercredi au vendredi de 12h à 19h. Samedi et dimanche de 10h à 19h.

LibéLyon


Futurismo e Dada. Da Marinetti a Tzara.

Mantova e l'Europa. Nel segno dell'Avanguardia

Mantova - al 28 febbraio 2010

In una mostra che, a cent'anni dalla pubblicazione del celebre Manifesto e a 76 dalla storica Esposizione Futurista di Palazzo Ducale, indaga i due movimenti evidenziandone analogie e divergenze.

orario: da martedì alla domenica dalle 9:30 alle 13:00 e dalle 14:00 alle 17:30 (possono variare, verificare sempre via telefono)

vernissage: 12 dicembre 2009. ore 12 per la stampa

catalogo: in mostra

editore: SILVANA EDITORIALE

ufficio stampa: STUDIO ESSECI

curatori: Melania Gazzotti, Anna Villari

autori: Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Francesco Cangiullo, Carlo Carrà, Conti, Fortunato Depero, Marcel Duchamp, Filippo Tommaso Marinetti, Bruno Munari, Francis Picabia, Man Ray, Kurt Schwitters, Tristan Tzara

telefono evento: +39 0376432432

note: Mostra promossa dalla Provincia di Mantova in collaborazione con Fondazione Banca Agricola Mantovana

genere: documentaria, arte contemporanea, collettiva, disegno e grafica

email: comunicazione@provincia.mantova.it

web: www.turismo.mantova.it


Man Ray : New York n'était pas son dada

« Alias Man Ray : The Art of Reinvention »
du 15 novembre au 14 mars 2010
au Jewish Museum de New York
1109 5th Ave at 92nd St.
de 11 h à 17 h 45, tous les jours, sauf le mercredi.

L'exposition « Alias Man Ray : The Art of Reinvention » qui se tient actuellement au Jewish Museum de New York revient sur le parcours du dadaïste qui a secoué l'Amérique bien-pensante.

OEuvres de jeunesse, documents inédits, pièces maîtresses. La rétrospective du Jewish Museum est à l'image de l'oeuvre polymorphe de Man Ray, un artiste qui a traversé tous les champs visuels. Du dessin à la peinture, en passant par la sculpture, la photographie, le film ou les assemblages loufoques d'objets, l'exposition dresse le portait d'un touche-à-tout de génie, à l'esprit folâtre. « J'ai voulu décloisonner l'artiste en présentant son oeuvre sous l'angle de l'innovation artistique », explique Mason Klein, le commissaire de l'exposition.

Dada New York

Né à Philadelphie de parents russes, Man Ray appartient au panthéon des artistes américains incompris de leur vivant par ses concitoyens. Promoteur d'une conception de l'art comme acte de liberté pure, il se situe ouvertement en porte-à-faux avec les conventions sociales de l'Amérique début de siècle et du marché de l'art, dominés par des obligations de rentabilité. Provocateur, Man Ray revendique le droit de « ne rien faire, n'être personne, surtout ne pas être utile à la société ». « Son discours, même aujourd'hui, est choquant pour un américain », reconnaît le commissaire de l'exposition.

En 1921, Man Ray crée « New York Dada » avec son ami Duchamp. Le nom de ce groupuscule subversif, fondateur du modernisme américain, s'affiche en toutes lettres dans le New York Evening Journal de l'époque, visible dans l'exposition. Si l'épisode new-yorkais de Dada ne perdure que le temps d'une revue, il va bouleverser « à tout jamais » le monde de l'art américain qui ne s'en remettra jamais complètement, explique Mason Klein.

En manque de reconnaissance à l'époque, Man Ray tourne pourtant le dos à New York et assène, radical : « Dada ne peut vivre à New York ». Il part pour Paris, où Marcel Duchamp l'introduit dans le cercle des surréalistes, dont il deviendra le photographe de référence, avec le succès qu'on lui connaît. Interrogé sur les raisons de son expatriation, l'artiste affirmait : « J'aime vivre partout où l'on me prend pour un étranger ». Pour quelqun qui a troqué son nom originel (Emmanuel Radnitzky) contre celui moins connoté de Man Ray - littéralement, l'homme rayon -, dans une époque largement antisémite, l'anecdote prend tout son sens. « Man Ray a une identité multiple, diffuse, difficile à saisir. D'où le faisceau très large de cette présentation », conclut Mason Klein.

En définitive, la thématique de l'exposition, axée sur l'identité vacillante de l'artiste sonne juste. Le catalogue, qui fait la part belle à la photographie et à la peinture est aussi très bien conçu. Avec en prime quelques pièces maîtresses comme la célèbre photographie Violon d'Ingres, associant le dos nu de Kiki de Montparnasse aux ouïes d'un violon, le portrait de Rose Sélavy pour lequel Duchamp prend la pose, travesti en femme ou encore l'impressionnante série de peintures, dont la superbe Forêt Dorée de Man Ray, l'une des dernières pièces présentées. Demeure le paradoxe inhérent à une exposition didactique et ordonnée autour d'un artiste dont la démarche relève avant tout de l'anarchie.

Guénola Pellen
France-Amérique
16 novembre 2009

Site du Jewish Museum : http://www.thejewishmuseum.org/index.php


Serge Charchoune 1888-1975

Le peintre d'origine russe (1888-1975) fait l'objet d'une rétrospective à Genève.

«Du caractère russe, j'ai lourdeur, lyrisme, mysticisme, nostalgies, divagations.» Cet autoportrait émane de Serge Charchoune (1888-1975), qui fait à Genève l'objet d'une vaste rétrospective chez Artvera's. La galerie du 1, rue Etienne-Dumont ne fait-elle pas 500 mètres carrés ?

«Il doit s'agir de la plus importante manifestation dédiée à ce peintre encore méconnu depuis la grande exposition du Musée d'art moderne de Paris en 1971», assure Pierre Guénégan, qui vient de sortir le 3e tome du Catalogue raisonné de l'artiste. Une entreprise sans fin - «Charchoune doit avoir peint entre 6000 et 7000 oeuvres.»

Toutes les périodes de l'artiste, né dans la campagne russe et parvenu à Paris via Berlin après avoir déserté l'armée tsariste en 1912, se voient représentées. L'homme a fait des allées et venues entre dadaïsme, purisme et abstraction durant sa carrière, souvent difficile, avant d'exécuter des toiles blanches, où le dessin est comme sculpté dans une matière picturale en pleine pâte. «Nous insistons beaucoup sur les dernières années», explique la commissaire Chantal Bartolini. «C'est la plus personnelle, alors même qu'elle demeure la plus délaissée.»

Une soixantaine de toiles, de moyen et petit format, se retrouvent ainsi sur les murs sombres de la galerie, ouverte en 2007 par Sofia Komarova, après deux ans de travaux. «Il s'agit d'une présentation presque muséale», explique cette dernière. «Cela signifie que, si certaines oeuvres sont bien sûr à vendre, nous avons emprunté des tableaux capitaux à des collectionneurs privés. Il s'agissait de donner au visiteur un regard global.»

Le pari se révèle réussi. Trop volontiers vu comme un suiveur, Charchoune trouve ici sa force et sa cohérence. Il s'agit, à tous les sens du terme, d'une exposition qui ouvre les yeux.

Artvera's, 1, rue Etienne-Dumont, Genève

jusqu'au 28 février 2010

par Etienne Dumont, La Tribune de Genève


Centre Pompidou

Photographies, Nouvelles acquisitions 2003-2007

Depuis cinq ans, ce sont 1750 oeuvres de 250 artistes qui sont venues enrichir la collection. Venant compléter la présentation de la collection photographique de la Caisse des Dépôts donnée au Centre Pompidou l'an dernier, cette exposition est l'occasion de montrer une sélection de quatre-vingts images ou séries, entrées par achat, don et donation dans cette période récente et, pour nombre d'entre elles, exposées pour la première fois au Centre Pompidou.

Ainsi sont réunies des images surréalistes achetées lors des ventes André Breton en 2003 ou Brassaï en 2006 (Man Ray, Dora Maar, Claude Cahun, Brassaï), des pièces rares liées aux avant-gardes de l'entre-deux-guerres (Christian Schad, Renger-Patzsch, Eli Lotar), comme de l'après-guerre (Otto Steinert). Sont également exposées des figures des mouvements artistiques des années soixante et soixante-dix (Arnulf Rainer, Urs Luthi, Alina Szapoznickow), auteurs majeurs du photoreportage contemporain (Raymond Depardon, Martin Parr, Anders Petersen), ou encore des oeuvres contemporaines (Valérie Belin, Bruno Serralongue, Luc Delahaye, Walid Raad, Huan Zhang, Paola Pivi), à découvrir.

http://www.cnac-gp.fr/

Le fonds d'oeuvres sonores d'artistes

Ce dispositif d'écoute d'oeuvres sonores d'artistes a été élaboré à partir d'un fonds important de ressources (vinyles, cassettes, CD...) appartenant à la documentation générale du Musée national d'art moderne (Bibliothèque Kandinsky), complété via des fonds d'artistes et divers fonds privés.

Il donne également accès aux oeuvres sonores acquises par la Collection du musée.

Créées, pour la plupart, par des artistes plasticiens, ces oeuvres sonores complètent de manière étonnante le propos et rendent compte des expériences de ces "poètes" qui ont marqué les grands mouvements du XXème siècle. C'est une première sélection qui est proposée ici avec plus d'une soixantaine d'artistes (des Futuristes à nos jours, en passant par Raoul Hausmann, Marcel Duchamp, Camille Bryen, Jean Dubuffet, Brion Gysin, Henri Chopin, Raymond Hains, Bernard Heidsieck, Vito Acconci, Lawrence Weiner, Christian Boltanski, Kristin Oppenheim, etc.) le but étant de continuer à parcourir cet immense champ sonore encore trop méconnu du public.

Le visiteur peut enrichir son écoute par la lecture simultanée d'une notice explicative situant l'oeuvre et l'artiste dans leur contexte.

Consultation

La Collection nouveaux médias est en accès libre sur les ordinateurs de l'Espace nouveaux médias.

Elle comporte :

- des oeuvres sonores
- des oeuvres vidéo numérisées
- des CD-ROM d'artistes

La liste des oeuvres disponibles, répertoriées par ordre alphabétique de nom d'artistes, est consultable sur les postes informatiques à côté de l'accueil.


Duchamp de retour à Rouen

Un nouvel espace Marcel Duchamp accueille le visiteur au Musée des Beaux Arts de Rouen.

Ouvert au public depuis le 1er avril 2007, une nouvelle salle permanente au musée des Beaux Arts de Rouen met en perspective la vie de Marcel Duchamp au travers du cycle du peintre français André Raffray. Dans cet espace hors du temps le visiteur peut s'installer confortablement pour y consulter documents visuels ou sonores sur la vie de Marcel Duchamp...