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Expositions dada etc.

Paul Joostens, Dada, nanas et cinéma

Poète et plasticien anversois, Paul Joostens (1889-1960) est l'une des personnalités fortes du lendemain de la Grande Guerre et de la révolution artistique internationale qui rebondit plus particulièrement à Anvers où le dadaïsme jeta son pavé dans la mare. Livrant le tout dernier état des recherches sur l'oeuvre, l'exposition peine un peu, cependant, à convaincre que le Flamand soit vraiment à la hauteur de ses pairs plus accomplis, Schwitters, Höch, Haussman, Ernst, Picabia...

Les collages et assemblages de cet indéfectible nihiliste des utopies de l'époque, de ce «rentre-dedans» dont les audaces verbales surprennent, ne s'avèrent pas si troublants en fin de compte, même si les procédures et le matériel de récupération restent tout à fait personnels. Sa contribution très chaotique au renouveau artistique et son isolement volontaire de la scène relativisent son importance.

Né dans un milieu bourgeois francophone, élevé chez les Jésuites, Joostens a largement trouvé matière à se décoincer dans l'atmosphère d'après-guerre des cabarets, des théâtres et des bordels. A Paris et à Anvers, il fréquenta les cercles d'avant-garde, contribua aux très pointues revues Het Overzicht et Ça Ira, publiant des textes Dada comme SalopesLe quart d'heure de rage ou Le soleil sans chapeau. Surtout, il affûta ses outils de trublion de l'art en créant des photomontages et des assemblages dadaïstes sans jamais faire partie du mouvement.

Le titre insolite de l'exposition, Cinéma Joostens, souligne la passion récurrente du plasticien pour le cinéma, le procédé et le langage du montage qui influencèrent ses pratiques et pour les stars incendiaires, genre Garbo et Dietrich, qu'il mit à toutes les sauces. Une obsession qui, au plus fort de son isolement dans les années 30 et 40, resta sa seule ouverture sur le monde.

En 1925, à la faveur d'une crise existentielle et mystique, Joostens rompit avec l'avant-garde, avec ses amis, les Jespers et Van Ostaijen, s'isola complètement, revenant en force à la peinture qu'en bon dadaïste, il avait d'abord décriée, vitupérant contre le cubisme, le futurisme et le fauvisme à la mode. Aberrante, sa peinture d'alors qu'il intitule le «gothique Joostens» mêle les caractères médiévaux de Memling et de Van Eyck aux styles modernistes et n'a d'autre intérêt que de montrer le cheminement solitaire de l'artiste dépressif.

Quant aux collages et assemblages réalisés à partir de 1919, ils font l'intérêt de l'oeuvre bien qu'il y ait un tri sévère à faire. On verra notamment la photo agrandie, monumentale de cet énorme collage de 1917, mi-abstrait mi-figuratif, dont il ne subsiste que des fragments réunis ici pour la première fois. Du matériel de récupération de ses objets et de ses images, Joostens fit un usage très personnel. Papier, carton, métal, bois, journal, photo de magazine, plastique, textile, vitraux mettent en jeu le hasard avec plus ou moins de bonheur plastique et poétique.

De temps en temps, une très belle pièce sort du lot, souvent antérieure à 1930 comme Construction. Dans ses nombreux photomontages, Joostens brasse les thèmes historiques, religieux, ésotériques, médiévaux ou d'actualité. Quelques-uns montrent de la grâce et du mystère, compensant la dimension un peu poussiéreuse, d'une exposition certes à caractère scientifique mais à usage surtout des happy few.

Cinema Joostens,
Mu.ZEE, 11 Romestraat, Ostende,
jusqu'au 14 septembre 2014.
www.muZee.be et 059 242191.


Georges Ribemont-Dessaignes - Max Ernst

Une exposition rassemblant les écrits et quelques dessins du poète Georges Ribemont-Dessaignes avec des lithographies du grand peintre et sculpteur allemand Max Ernst est visible dans la maison de Joë Bousquet. «Ces deux artistes se sont rencontrés ici et il est émouvant de pouvoir faire le lien à travers cette expo.» Incorporés chacun d'un côté du front de la guerre de 14-18, disciples plus tard du dadaïsme, les deux hommes se lièrent d'amitié. C'est dans les années 60 que l'anti-conformiste Georges Ribemont-Dessaignes décidait d'écrire «La ballade du soldat» sur la grande guerre . Max Ernst non moins révolté, fut enthousiasmé et décida de l'illustrer . Avec Pierre Chave, lithographe et galériste à Vence dans les Alpes-Maritimes, il y eut de nombreux échanges et ainsi Max Ernst réalisa trente-quatre lithographies originales avec ses essais. Les auteurs ont souhaité que deux versions soient aussi publiées, l'une anglaise, l'autre allemande afin de sensibiliser le plus grand public aux horreurs et à la bêtise de la guerre. Cette exposition est visible jusqu'au 29 novembre 2014.

Maison Joë Bousquet , 53 rue de Verdun, 11000 Carcassonne
04 68 72 50 83.


Marcel Duchamp. La peinture, même

Le Centre Pompidou accueillera du 24 septembre 2014 au 5 janvier 2015 l'exposition «Marcel Duchamp. La Peinture, même», consacrée, selon un communiqué « aux tableaux de celui qui, selon la doxa, a tué la peinture ».

La rétrospective consistera ainsi en une centaine d'oeuvres, disposées de manière à éclairer le mystère qui entoure l'oeuvre majeure de Marcel Duchamp : Le Grand Verre, ou La mariée mise à nue par ses célibataires, même, débutée en 1910 et déclarée inachevée en 1923. Elle analysera les références essentielles qui ont dicté cette oeuvre hermétique : les mathématiques, le thème des mariés, l'impressionnisme, le cubisme, l'art de Francis Picabia, etc.

La rétrospective mettra également en avant l'oeuvre picturale de Duchamp, méconnue en Europe — notamment parce que la plupart des peintures de l'artiste sont conservées au Philadelphia Museum of Arts. Elle questionne ainsi un mythe de Duchamp : celui de sa destruction de la peinture par le ready-made suite au rejet de sa toile Nu descendant un escalier, exposée au Salon des Indépendants en 1911.

Commissaire de l'exposition
Cécile Debray-Amar

Voir aussi : Marcel Duchamp. La Peinture, Même – Centre Pompidou

Voir aussi : Marcel Duchamp : le retour aux sources du Centre Pompidou

Voir aussi : Marcel Duchamp, la peinture même : l'expo de la rentrée au Centre Pompidou

Voir aussi : Exposition Marcel Duchamp : Celui qui a tué la peinture était peintre


Man Ray, Picabia et la revue Littérature au Centre Pompidou

Man Ray, Picabia et la revue Littérature est une petite exposition tout à fait charmante, qui se tient au Centre Pompidou du 2 juillet au 8 septembre 2014. Vous aimez l'art et la poésie ? La revue Littérature est faite pour vous !

Littérature a été dirigée, du numéro 4 au numéro 13, par André Breton : à la jonction entre le Dadaïsme et le Surréalisme, elle a vu de très grands noms participer à ses pages. Des poètes, des artistes, des écrivains, tous ont collaboré à former une revue d'une qualité rare, que l'on regarde aujourd'hui avec une certaine nostalgie (on voudrait avoir une revue aussi belle et excentrique !).

Pour son exposition Man Ray, Picabia et la revue Littérature, le Centre Pompidou se concentre sur deux artistes : Man Ray, photographe, et Picabia, peintre, et sur les numéros 4 à 13 de la revue, organisés chronologiquement L'origine de cette exposition est l'acquisition par le musée d'une petite trentaine de dessins réalisés par Picabia pour la revue Littérature, dont la majorité était inconnue (9 seulement était connus puisqu'ils avaient été sélectionné pour faire les couvertures de la revue).

C'est l'occasion également de découvrir les quelques photographies de Man Ray parues dans Littérature, images devenues depuis de véritables icônes de l'art (comme Le Violon d'Ingres de 1924 par exemple).

Picabia est un artiste fantaisiste au caractère très fort, qui a exploré de nombreux domaines de la création, a fait de la peinture figurative, abstraite... Les dessins qui sont présentés dans cette exposition sont remarquables : noirs et blancs, jouant sur des nus fantaisistes, l'univers est surprenant, beau et parfois un peu repoussant. Les objets, les symboles que l'on trouve sur les couvertures ou essais de couverture dessinent un monde qui détourne le réel, qui s'en moque un peu ; une sorte de grand éclat de rire esthétique.

Les photos de Man Ray sont très belles, lui aussi expérimente, joue : il pose des objets sur le film sensible, transforme une femme en instrument de musique...

Deux grands tableaux sont également présentés, et c'est sans doute ce que l'on retiendra le plus de l'exposition : Le Dresseur d'animaux de Picabia (1923) et Les Amoureux de Picasso (1919. Deux grandes toiles, la première au ripolin, épurée comme une carte à jouer et très significative (on raconte d'ailleurs qu'elle représenterait André Breton de manière critique), la deuxième détaillée, montrant deux corps dans une danse amoureuse décalée des plus séduisantes.

Une très jolie exposition, où l'on peut également lire quelques poèmes parus dans Littérature, à découvrir face à l'exposition des Magiciens de la Terre.

Man Ray, Picabia et la revue Littérature
Du 2 juillet au 8 septembre 2014

Lieu : Centre Pompidou
Horaires : 11h-21h | fermé le mardi
Tarifs : de 10 à 13 euros

Publié le 28/06/14 Par Maïlys C.

Artistes contre la guerre

Le Louvre Lens propose sa propre vision des malheurs de la guerre. Remontant à Goya, passant par Otto Dix et les gueules cassées de 14-18 pour finir avec les conflits récents du Proche-Orient, le musée présente sa thèse : les artistes, en s'éloignant de la vision héroïque traditionnelle, ont joué un rôle majeur dans l'aversion contemporaine des sociétés occidentales pour la guerre. Quelques moments forts jalonnent cette prise de conscience, avec des oeuvres qui le sont aussi : un épisode de la Bérézina par Boissard de Boisdenier ou cette photo d'une femme d'Hiroshima : la conflagration a tatoué sur sa peau le motif de son kimono...

Les désastres de la guerre au Louvre Lens, du 28 mai au 6 octobre 2014.


Dada en bref au Cabaret Voltaire, Zurich

L'exposition permanente « Dada en bref » rassemble 165 personnalités dadaïstes dans une constellation au plafond de la crypte au rez-de-chaussée de sa maison natale. Elle présente au moyen de fresques les portraits des principaux protagonistes. Des films et des interviews racontent l'histoire et la propagation de Dada.

Le catalogue de l'exposition contient les biographies des 165 Dadaïstes. « Dada en bref » se destine à être un point focal de Dada en se concentrant sur les personnes et les histoires qui ont fondé et forgé le mouvement de 1916 jusqu'à 1923.

Conservateurs : Adrian Notz et Juri Steiner
Réalisation : Pius Tschumi, Nora Hauswirth, Raphael Perret, Kristina Stupp Rühl, Fjolla Rizvanolli, René Fahrni
Son : Iris Rennert
Fresques : Andy Ineichen
Films : Sonja Feldmeier
Graphiques : Emanuel Tschumi
Documentation : Aline Juchler

Cabaret Voltaire
Spiegelgasse 1
CH-8001 Zurich, Suisse
043 268 57 20
info@cabaretvoltaire.ch
Heures d'ouverture : du mardi au dimanche de 12h30 à 18h30.