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Expositions Dada

Sensorialités excentriques

3 juillet - 18 octobre 2010

Musée départemental d'art contemporain
Château de Rochechouart
Place du Château
87600 Rochechouart

Publié en 1969, La sensorialité excentrique est un des derniers textes de Raoul Hausmann, un appel à dépasser l'égocentrisme de nos sens, au profit d'une sensorialité défiant la frontière entre matière et pensée.

"La situation de notre monde exige de nous des signaux primordiaux nouveaux : donnons-lui satisfaction !", écrivait en 1922 Raoul Hausmann, l'artiste polymorphe sans lequel le château de Rochechouart ne serait certainement jamais devenu un musée départemental d'art contemporain.

Olivier Michelon, historien de l'art contemporain et directeur du musée, relève un beau défi en utilisant comme noyau de l'exposition nouvelle qu'il propose, les archives et oeuvres de Raoul Hausmann conservées par le Musée.

Dadaïste à l'époque des avant-gardes néo-dada, Raoul Hausmann est à partir des années 1950 pris dans des échanges et des influences multiples.

Ouvert au public du 3 juillet au 18 octobre, tous les jours sauf mardi.

De 10 à 12H30 et de 13H30 à 18 heures.

A partir du 1er octobre de 10 heures à 12H30 et de 14 à 17 heures.

www.lepopulaire.fr


André Raffray - La peinture recommencée

du 19 juin au 31 octobre 2010

Inauguration : vendredi 18 juin à 18h

Humble copiste et fin connaisseur de l'oeuvre de Marcel Duchamp, André Raffray (1925-2010) a conçu son musée d'art moderne par l'appropriation des oeuvres qui le fascinaient. Il reconstruit l'histoire de l'art à sa manière, échafaude de nouvelles règles qui reposent sur la transmission de la connaissance de l'art et sur le mythe qui s'attache à l'histoire des formes.

Pour la dernière gouache, André Raffray, à court de documentation, se rend au Philadelphia Museum of Art afin de mener l'enquête sur Étant donnés, 1) la Chute d'eau, 2) le Gaz d'éclairage (1946-1966), la dernière oeuvre de Marcel Duchamp, révélée au public en 1969, neuf mois après sa mort et souvent qualifié de « viol visuel ». Cette installation oblige le visiteur à devenir un véritable voyeur, matérialisant la conception esthétique de Duchamp, pour qui l'oeuvre n'existe pas en soi mais dans le regard du spectateur. Á travers deux orifices d'une vieille porte de grange, celui-ci regarde, dans la faille d'un mur de briques, une femme nue, allongée les jambes écartées dans un paysage avec une chute d'eau en arrière-plan, et tenant un bec de gaz. André Raffray reconstruit Étant donnés pour dépasser la mise à distance du «regardeur». Comme il l'a expliqué dans ses entretiens avec Bernard Blistène, « Étant donnés, c'est l'oeuvre par excellence (...) Le corps est là, comme une proie insaisissable. Il est peut-être une métaphore de tout acte créateur cherchant à atteindre l'inaccessible. »

MUSÉE DENON 3 rue Boichot (entrée par la place de l'Hôtel de Ville)
71100 CHALON-SUR-SAÔNE
www.chalonsursaone.fr


Exposition « 1960 -2010, Cinquante ans de l'École de Nice »

Du 8 juin au 18 décembre 2010 - Musée Rétif

Pendant 6 mois, le Musée Rétif consacrera son espace à l'exposition anniversaire des 50 ans de l'École de Nice. L'ambition de cette exposition est de mettre en lumière la diversité qui caractérise cette « École », aux contours mouvants, et de saluer, cinquante ans après, sa richesse à la fois plastique et conceptuelle.

Ce retour aux sources effectué par Alexandre de la Salle permet une heureuse revisitation des origines de l'École de Nice, origines merveilleuses, prises dans les élans contestataires d'artistes de toutes disciplines (et d'indisciplines) depuis Dada et Marcel Duchamp. En 1960, c'est Yves Klein qui déclara : « Je pense que l'École de Nice est à l'origine de tout ce qui se passe depuis 10 ans en Europe ». Et la masse des travaux accomplis depuis par des artistes ayant plus ou moins le goût de la gloire, mais toujours d'une insistance absolue eu égard à la pertinence de leurs oeuvres, est là aujourd'hui pour en apporter la preuve.

Dans cette exposition, la présentation d'oeuvres majeures sera soutenue par un déploiement de documents, affiches, lithographies, livres, catalogues raisonnés, par des rencontres, débats, et par la projection de films où la voix d'artistes de l'École de Nice vivants ou disparus pourra se faire entendre.

Musée Rétif
1670, Avenue Rhin et Danube Route de Grasse
06140 VENCE
Tél. : 04 93 58 44 20
Fax : 04 93 58 70 30
Mail : contact@museeretif.com
Site : www.museeretif.com


Une exposition exceptionnelle

"Chefs-d'oeuvre ?"

Centre Pompidou-Metz

du 12 mai au 25 octobre 2010

Qu'est-ce qu'un chef-d'oeuvre ? La notion de chef-d'oeuvre a-t-elle encore un sens aujourd'hui ? Qui décide ce qu'est un chef-d'oeuvre ? Un chef-d'oeuvre est-il éternel ? À travers une sélection exceptionnelle de près de huit cents oeuvres, l'exposition d'ouverture du Centre Pompidou-Metz interroge la notion de chef-d'oeuvre, son histoire et son actualité.

L'extraordinaire richesse et la diversité de la collection du Centre Pompidou, Musée national d'art moderne dont sont issues la majorité des oeuvres rassemblées dans cette exposition, permet de présenter à Metz les grandes figures de l'histoire de l'art du XXe siècle. Le public est ainsi invité à découvrir ou redécouvrir des pièces majeures, et à assister à des « rencontres d'oeuvres » inattendues. De plus, des commandes réalisées pour l'occasion ainsi que les prêts de prestigieuses institutions françaises et étrangères participent à composer un ensemble aussi inédit que magistral. Peinture, sculpture, installation, arts graphiques, photographie, vidéo, oeuvres sonores, cinéma, architecture, design... : tous les champs de la création sont représentés, à l'image de la pluridisciplinarité de la programmation du Centre Pompidou-Metz.

Pour un compte rendu superbement illustré de cette exposition, voir Les Filles de Satan posté par Anne de Montfrite dans Events, Love and Happiness le 27 mai 2010.


Exposition du 28 juin au 03 octobre 2010

Espace de l'Art Concret
Centre d'Art Contemporain
06 Mouans-Sartoux
Tél. : 04 93 75 71 50
www.espacedelartconcret.fr

Le Temps des Manifestes porte un regard historique et contemporain sur cette forme littéraire si prisée par les avantgardes artistiques. A travers la présentation de certains des manifestes les plus représentatifs, cette exposition explore les relations ambigües qui lient l'art et la communication, notamment par le biais du graphisme, avec une question sous-jacente essentielle : comment les artistes se manifestent-ils aujourd'hui ?

Apparue à la fin du XVIe siècle, l'origine du terme "manifeste" est un dérivé probable de l'italien "manifesto" qui signifiait "dénonciation publique" et par extension "affiche".

Les avant-gardes du début du XXe siècle se sont saisies de cette forme littéraire pour définir leur engagement, fonder les bases de leur programme esthétique et donner leur vision du monde.

Le Futurisme, le Surréalisme et même Dada n"ont pas dérogé à la règle. L'Art Concret fondé en 1930, et qui fête cette année ses 80 ans, s'inscrit dans cette lignée tout en affirmant avec radicalité sa singularité.

Un catalogue sous forme de revue sera édité à cette occasion.

Commissariat : Fabienne Fulchéri, assistée d'Alexandra Deslys


Otto Dix

Neue Galerie
1048 Fifth Avenue, au niveau de 86th Street, New York
jusqu'au 30 août 2010

La première rétrospective aux États-Unis de cet imprévisible artiste allemand offre un aperçu grisant de son oeuvre. Il est passé successivement par toutes les phases du modernisme germanique (le réalisme, le dadaïsme, le surréalisme, l'expressionnisme, l'art populaire et l'art visionnaire). L'artiste a eu sa période cubiste et ses productions ont, bien entendu, été qualifiées d'art dégénéré par les nazis. Manquent à cette exposition organisée avec le concours du Musée des Beaux-Arts de Montréal et où sont présentées plus de 100 tableaux, gravures, aquarelles et dessins, l'ampleur et l'espace nécessaires pour rendre justice à Otto Dix. Elle permet toutefois de commencer à rattraper le temps perdu.


Serge Charchoune 1988-1975

Rétrospective de l'ensemble de l'oeuvre :
Dadaïsme - Cubisme ornemental - purisme - neo symbolisme abstrait

ARTVERA'S
1, rue Etienne Dumont
CH-1204 Genève – Suisse
Lundi – Vendredi : 9h30 – 12h30 et 14h00 – 19h00
Samedi : 11h00 – 17h00
Tél : +41 (0)22 311 05 53
Fax : +41 (0)22 311 02 10

« Certes, on parle souvent de Charchoune en relation à sa participation au mouvement dadaïste parisien, mais c'est à partir de sa période puriste et peut-être plus encore dans sa dernière évolution vers une forme de néo-symbolisme abstrait, inspiré par la musique et le mysticisme, qu'il atteint le sommet de son art dans des oeuvres mûres et désormais exclusivement charchouniennes ».


Aragon et l'art moderne

Du mercredi 14 avril au dimanche 12 septembre 2010

"Avoir été vu ainsi et par ce peintre-là m'en apprend plus de moi que tout ce que j'en aurai su dans les glaces." Ainsi Aragon évoque-t-il Matisse. Les deux hommes se rencontrèrent en 1941, se virent régulièrement et l'auteur consacra au peintre un livre, Henri Matisse - roman. Ils furent nombreux les artistes à passionner le poète, qui ne se voulait "pas plus critique d'art que peintre", mais écrivit longtemps, souvent, et bien. Sur Dada et le surréalisme, sur Ernst et Miro, sur Masson et Léger, sur Chagall et Duchamp. Il avouait que la rencontre avec des peintres majeurs marquait une étape importante de sa propre vue des choses. On découvre ses articles, ses hommages - notamment le bouleversant texte sur Braque après sa mort, dans Les Lettres françaises -, ses préfaces. Tout autant que les portraits que Matisse fit de lui, bien sûr, Delaunay, ou Eduardo Arroyo. Et des oeuvres des artistes. Au total, 150 tableaux, dessins, collages, sculptures, livres illustrés présentés en trois parties chronologiques : les années 1920-1930 (cubisme, dadaïsme, surréalisme), les années 1930-1950 (réalismes socialistes français et soviétique), des années 1950 jusqu'à la mort d'Aragon en 1982 (les anciens amis et les nouveaux artistes), la première étant la plus dense et la plus captivante. C'est riche et intéressant. On regrette pourtant vivement que ne soient pas données plus de clés pour comprendre cette passion de l'homme de lettres pour la peinture. Hormis la mention du Salon des indépendants, en 1913, qui lui fit "forte impression", et l'évocation du surréalisme, essentielle, on aimerait savoir comment ce goût est vraiment né. Pourquoi ?

Nedjma Van Egmond - LePoint.fr

Musée de la Poste
34, boulevard de Vaugirard
75015 Paris
Métro Montparnasse Bienvenüe, Pasteur, Falguière

Tarifs d'entrée :
Plein tarif : 6.5 euros
Tarif réduit : 5 euros