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Expositions dada etc.

L'adieu à la peinture de Marcel Duchamp

En attendant de voir l'exposition que le Centre Pompidou consacre au père de l'art conceptuel, voyons comment Duchamp a pris du champ… avec la peinture. Portrait d'un anartiste, en cinq temps.

Il a inventé l'art conceptuel. Bouleversé notre idée du beau. Mais avant d'être le pape de l'art contemporain, Marcel Duchamp était peintre. Retour sur une métamorphose en cinq étapes.

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Le 23/09/2014 à 10h00
Olivier Cena - Télérama n° 3374

Duchamp, fossoyeur de la peinture ?

PARIS – Son nom est resté à jamais attaché aux « ready-made », et on a fait de lui l'ancêtre de l'art conceptuel, donc une divinité tutélaire de l'art contemporain. Entre jeux de mots et dérision (ses « élevages de poussière », ses « nus vites », sa Joconde L.H.O.O.Q), expérimentations optiques et contamination des sciences pures, sa production serait purement intellectuelle – son goût forcené des échecs renforçant cette image. En réalité, Duchamp a bien été peintre et sa vocation d'artiste s'est même révélée lors de la visite du Salon d'Automne 1905 (l'année de la rétrospective Manet et de la « cage aux fauves » de Matisse). Pendant plusieurs années, au début de sa carrière, il a peint des portraits (notamment de sa famille), des paysages dans une veine cézannienne, des personnages à la sauce cubiste. Et ce n'est qu'après le refus de son Nu descendant un escalier (qui lui vaudra sa célébrité améric aine à l'Armory Show de New York, en 1913) qu'il prend d'autres chemins. L'exposition du Centre Pompidou montre cette distanciation progressive... et jamais complète : son oeuvre ultime, son Grand Verre en interminable gestation, tient encore beaucoup de l'univers pictural. Duchamp est contre la peinture de même façon que Guitry était contre les femmes : tout contre...

Marcel Duchamp. La peinture, même au Centre Pompidou, du 24 octobre 2014 au 5 janvier 2015.

ArtAujourdhui.Hebdo - N° 358 - du 25 septembre 2014 au 1 octobre 2014

À propos de l'événement

Marcel Duchamp. La peinture, même

On a beaucoup glosé sur la rupture de Marcel Duchamp avec la peinture, mettant en avant, tel un leurre, le traumatisme psychologique originel causé par le rejet de son Nu descendant un escalier du Salon des indépendants de 1911 par ses amis et frères cubistes. À la lumière des quelques gestes iconoclastes dadaïstes et de l'invention du readymade, le créateur de Fountain, la « fontaine-pissotière », est généralement perçu comme celui qui a tué la peinture. Et pourtant le débat reste ouvert : le projet de Duchamp n'a-t-il pas été de la reformuler ? C'est cette lecture renouvelée de l'oeuvre peint de l'une d'es figures les plus emblématiques de l'art du 20ème siècle que propose l'exposition du Centre Pompidou.

La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, son « Grand Verre », oeuvre hermétique et complexe, occupe dans ce débat un statut ambigu. On peut y lire tout à la fois la négation et la sublimation de la peinture à travers un tableau impossible.

La découverte, après la disparition de Marcel Duchamp en 1968, de sa dernière oeuvre Étant donnés 1° la chute d'eau 2° le gaz d'éclairage – préparée dans le secret pendant vingt ans (1946-1966) et dont le titre repris d'une des plus anciennes notes de La Boîte verte affirme clairement le lien avec le « Grand Verre » et sa thématique – brouille définitivement l'image d'un Duchamp iconoclaste. Ainsi les oeuvres tardives telles que la série de moulages érotiques ou de gravures d'après les Maîtres (Prière de toucher, 1947 ; Feuille de vigne femelle, 1950 ; Objet dard, 1951 ; Coin de chasteté, 1954 ; Morceaux choisis, 1968) appartiennent à la genèse lente d'Étant donnés. Cette cohérence obsessionnelle se lit dès les débuts de peintre de Duchamp. C'est en cherchant à réinventer la peinture qu'il a construit son parcours artistique fait de recherches approfondies et de doutes, d'engagements entiers quasi romantiques et de rejets dégoûtés.

Dès les caricatures et les premiers nus de 1910, Marcel Duchamp pose la question du regard et du rapport entre le texte et l'image : le climat érotique dans lequel flottent ces oeuvres et la thématique du voyeurisme qui les parcourt ancre son travail dans la lignée même de celui de Manet. Il dira à la fin de sa vie : « Tout est à base de climat érotique sans se donner beaucoup de peine. Cela remplace ce que d'autres écoles appelaient symbolisme, romantisme. Cela pourrait être, pour ainsi dire, un autre "isme". L'érotisme était un thème, et même plutôt un "isme", qui était la base de tout ce que je faisais au moment du « Grand Verre ». Cela m'évitait d'être obligé de rentrer dans des théories déjà existantes, esthétiques ou autres. » (Marcel Duchamp, entretien avec Pierre Cabanne, 1967). Les jeux de massacre de Noce de Nini pattes-en-l'air des baraques de fêtes foraines ou les films libertins sur le motif éculé du Déshabillage de la mariée forment la préhistoire du thème duchampien de La Mariée...

suite

Par Cécile Debray, commissaire de l'exposition

24 septembre 2014 - 5 janvier 2015 de 11h00 à 21h00
Galerie 2 - Centre Pompidou, Paris

13 euros, TR 10 euros / Forfait donnant accès à toutes les expositions temporaires et aux collections permanentes du musée


Ben fait son charafi

LE « CHARAFI » DU 6 SEPTEMBRE

idée d'expo à la Menuiserie
que j'ai eue en voyant 'lexpo des photos de l'Ecole de Nice
en me disant : c'est un espace libre
bon pour la création a Nice qu'il faut soutenir
Et puis
je vais pouvoir
m'amuser et me sentir libre de créer
Au départ
je voulais faire un truc super sexy
Le décor d'un vrai bordel
Avec des idées que je n'aurais pas osé montrer ailleurs
Mais depuis que Robert Roux est comme on dit "à la culture"
je me demande si je peux
ce sera donc un vrai « charafi »
Par contre : important
il n'y aura rien a vendre
vous pourrez toujours, si le coeur
Et votre envie de spéculer vous en dit,
les réserver en contactant Eva Vautier et
Catherine Issert a st paul

A la Menuiserie - 116 boulevard de la Madeleine - 06000 Nice
jusqu'au 6 novembre 2014


Man Ray Indestructible

La Tour Saint-Jean
Rue Saint-Jean
16380 MARTHON
Téléphone : 06 75 05 89 34

Jusqu'au 28/09/2014 - Le jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 14h à 18h

Autour de l'exposition :

Projection du film de Jean-Marie Drot "La Bande à Man Ray" le jeudi 18 septembre au cinéma le Silvérado de Marthon, en présence du réalisateur.


Dada et Surréalisme, Magritte, Duchamp, Man Ray, Miró, Dalí

Oeuvres choisies de la collection du Musée d'Israël, Jérusalem

L'exposition visible du 9 juillet au 5 octobre à la Galerie nationale est la plus complète jamais vue en Hongrie sur les mouvements artistiques d'avant-garde du 20ème siècle. Elle présente notamment des oeuvres d'artistes tels que Max Ernst, Man Ray, Joan Miró, Kurt Schwitters, Salvador Dalí, mais aussi les francophones Marcel Duchamp et René Magritte, offrant ainsi une vue d'ensemble complète des plus grandes figures mais également des événements, documents et influences du mouvement Dada et du Surréalisme, de la fin des années 1910 au milieu des années 1970.

Plus d'une centaine de peintures, objets, photomontages, collages, ready-made et assemblages nous permettent de parcourir l'histoire du Dadaïsme et du Surréalisme, via des concepts et des thèmes clés propres aux deux mouvements d'avant-garde qui ont révolutionné la façon de penser l'art.

L'exposition est accompagnée de deux autres, « Réalité réarrangée » sur l'influence de ces mouvements dans l'art hongrois et « (Film) Expériences amenées à la vie. Le premier cinéma de l'Avant-garde ».


Georges Ribemont-Dessaignes - Max Ernst

Une exposition rassemblant les écrits et quelques dessins du poète Georges Ribemont-Dessaignes avec des lithographies du grand peintre et sculpteur allemand Max Ernst est visible dans la maison de Joë Bousquet. «Ces deux artistes se sont rencontrés ici et il est émouvant de pouvoir faire le lien à travers cette expo.» Incorporés chacun d'un côté du front de la guerre de 14-18, disciples plus tard du dadaïsme, les deux hommes se lièrent d'amitié. C'est dans les années 60 que l'anti-conformiste Georges Ribemont-Dessaignes décidait d'écrire «La ballade du soldat» sur la grande guerre . Max Ernst non moins révolté, fut enthousiasmé et décida de l'illustrer . Avec Pierre Chave, lithographe et galériste à Vence dans les Alpes-Maritimes, il y eut de nombreux échanges et ainsi Max Ernst réalisa trente-quatre lithographies originales avec ses essais. Les auteurs ont souhaité que deux versions soient aussi publiées, l'une anglaise, l'autre allemande afin de sensibiliser le plus grand public aux horreurs et à la bêtise de la guerre. Cette exposition est visible jusqu'au 29 novembre 2014.

Maison Joë Bousquet , 53 rue de Verdun, 11000 Carcassonne
04 68 72 50 83.


Artistes contre la guerre

Le Louvre Lens propose sa propre vision des malheurs de la guerre. Remontant à Goya, passant par Otto Dix et les gueules cassées de 14-18 pour finir avec les conflits récents du Proche-Orient, le musée présente sa thèse : les artistes, en s'éloignant de la vision héroïque traditionnelle, ont joué un rôle majeur dans l'aversion contemporaine des sociétés occidentales pour la guerre. Quelques moments forts jalonnent cette prise de conscience, avec des oeuvres qui le sont aussi : un épisode de la Bérézina par Boissard de Boisdenier ou cette photo d'une femme d'Hiroshima : la conflagration a tatoué sur sa peau le motif de son kimono...

Les désastres de la guerre au Louvre Lens, du 28 mai au 6 octobre 2014.


Dada en bref au Cabaret Voltaire, Zurich

L'exposition permanente « Dada en bref » rassemble 165 personnalités dadaïstes dans une constellation au plafond de la crypte au rez-de-chaussée de sa maison natale. Elle présente au moyen de fresques les portraits des principaux protagonistes. Des films et des interviews racontent l'histoire et la propagation de Dada.

Le catalogue de l'exposition contient les biographies des 165 Dadaïstes. « Dada en bref » se destine à être un point focal de Dada en se concentrant sur les personnes et les histoires qui ont fondé et forgé le mouvement de 1916 jusqu'à 1923.

Conservateurs : Adrian Notz et Juri Steiner
Réalisation : Pius Tschumi, Nora Hauswirth, Raphael Perret, Kristina Stupp Rühl, Fjolla Rizvanolli, René Fahrni
Son : Iris Rennert
Fresques : Andy Ineichen
Films : Sonja Feldmeier
Graphiques : Emanuel Tschumi
Documentation : Aline Juchler

Cabaret Voltaire
Spiegelgasse 1
CH-8001 Zurich, Suisse
043 268 57 20
info@cabaretvoltaire.ch
Heures d'ouverture : du mardi au dimanche de 12h30 à 18h30.